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L’ÉTHIQUE COMME MOTEUR DE L’ALIMENTATION DES FRANÇAIS – SNACKING

Le rapport des Français à l’alimentation est en perpétuelle évolution selon le 1er Observatoire sur les éthiques alimentaires publié par l’Obsoco. 4 nouvelles familles sont ainsi en train d’émerger pour l’alimentation de demain.

Le facteur éthique constituerait un catalyseur pour la mutation en cours des comportements alimentaires des Français. C’est en tout cas ce qui ressort des conclusions de l’Observatoire Société et Consommation (L’Obsoco), qui a mené l’enquête auprès de 4 040 personnes.

Les Français « décident de consommer des produits qui ne leur font pas de mal mais ils attachent également de l’importance à ceux qui leur apportent des bénéfices santé ».

Si 79 % des sondés ne suivent pas de régime alimentaire et constituent encore le gros des troupes, certains ont décidé de se tourner vers le flexitarisme (8 %), le sans sucre (4 %), le végétal (3 %), le sans gluten (2 %) ou encore le végan (0,4 % soit une population estimée à 200 000 personnes en France). « De manière générale, 53 % des répondants ont déclaré avoir augmenté, réduit ou supprimé la consommation d’un nombre significatif de produits alimentaires. Par ailleurs, 37 % des individus disent avoir réduit les quantités ingérées au cours des dernières années pour se tourner vers une alimentation plus frugale », explique Philippe Moati, co-président de l’Obsoco. Avec des motivations et des typologies de consommateurs parfois très distinctes.

4 typologies de consommateurs aux motivations propres

La majorité des Français (62 %), à encore croire ce 1er Observation sur les éthiques alimentaires, restent adeptes du « régime standard », attachés à un modèle classique de consommation alimentaire et peu nombreux à modifier leur régime. Il n’empêche qu’un regain d’attention autour du bien manger et du sain est clairement notable. Ainsi, les « radicaux » (7 %) sont les plus engagés vers les nouveaux modes alimentaires (bio, circuits alternatifs, detox et jeûne) et ils sont adeptes des régimes permanents tels que le sans viande et sont très attentifs à leur santé. « Cette population s’impose un régime strict qui peut s’apparenter à un message politique et militant », ajoute Philippe Moati. 11 % sont des « sensibilisés », et s’inscrivent dans le sillon des radicaux mais sans intégrer l’ensemble de leurs engagements.  Ils se reconnaissent comme flexitariens et ont un intérêt développé pour l’alternatif. Enfin, 25 % sont considérés comme des « opportunistes » qui ont adopté un régime alimentaire, occasionnel, dicté par des motivations égocentrées pour être en forme ou perdre du poids. Pour eux une partie de l’alimentation peut être perçue comme un danger.

Des impacts sur la distribution

En conséquence de ces nouvelles mentalités, l’Obsoco note une réelle défiance des consommateurs vis-à-vis de certains circuits de distribution.

Plus concrètement, la notion inspirée de qualité revêt un caractère essentiel et « Plus on est gros, plus on inspire de la défiance, autant pour une marque que pour un distributeur », indique Philippe Moati.

Point étonnant, donc, que beaucoup d’enseignes de distribution se soient lancées dans des schémas alternatifs comme Carrefour Bio, ou Naturalia Vegan… Reste cependant à convaincre certaines éthiques par un vrai travail marketing pour s’affranchir des réticences, conclut ainsi Philippe Moati.

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